Villa Ephrussi de Rothschild

En savoir +     /     Learn more

  • Les jardins de la villa Ephrussi de Rothschild
  • La villa Ephrussi de Rothschild à Saint-Jean-Cap-Ferrat est l’une des plus belles de la Côte d’Azur. Nice-Riviera vous la présente, illustrée de photos de Blandine Thn.

    La villa Ephrussi de Rothschild

    La villa Ephrussi de Rothschild, appelée également villa Ile de France, fut construite pour la baronne Béatrice Ephrussi de Rothschild, entre 1907 et 1912.
    L’édifice trahit les goût de la baronne pour la Renaissance italienne. Elle y fit aménager plusieurs beaux jardins, dominant magnifiquement la baie de Villefranche.

    Voir aussi les jardins de la Villa Ephrussi de Rothschild

    Le patio

    Béatrice donnait des réceptions dans le grand patio. Il était constitué d’un vaste espace central libre, entouré d’arcades sur lesquelles courait une galerie aux voûtes hispano-mauresques et des balcons.
    Ce patio accueillait donc des invités et, pour les divertir, des musiciens jouaient sur les balcons. Les galeries servaient d’exposition des collections médiévale et Renaissance.

    Le grand salon

    Le grand salon est un musée à lui seul. Les murs sont couverts de boiseries peintes du XVIIIe siècle et complétées au XXe. Au sol, s’étend un tapis au chiffre de Louis XV, c’est-à-dire orné du monogramme du roi et de la couronne royale. A l’origine, ce tapis fut destiné à Versailles.
    Les meubles sont tous d’époque Louis XVI. Ils sont signés des plus grands ébénistes de l’époque, Nicolas Parmentier, René Dubois et François Hache.
    Les bronzes dorés sont également remarquables.
    Le plafond est orné d’une toile marouflée de Tiepolo (1696-1770) représentant le char de l’Amour tiré par des colombes.
    La porte du boudoir et le dessus de porte proviennent de château d’Aunay, cher à Mme de Pompadour.
    Une tapisserie d’Aubusson recouvre le canapé et les fauteuils, illustrée des fables de La Fontaine.

    Le petit salon

    Le petit salon est plus intime, sans doute destiné à accueillir quelques invités après le repas.
    Ses deux alcôves invitent en effet à des conversations posées.
    Il donne sur une terrasse de marbre, surplombant le jardin à la française.
    Aux murs, les peintures sont de François Boucher et Jean-Frédéric Schall.
    Fauteuils Louis XV, guéridon au plateau d’étain doré et peint par Compigné, représentant le Palais Royal à Paris. Tout est particulièrement précieux, les vases de Sèvres, la toile du plafond de Giovanni Antonio Pellegrini et jusqu’au tableau de cheminée ayant appartenu à Marie-Antoinette.

    Les appartements privés de la baronne

    La chambre

    La chambre de la baronne forme une avancée ovale, orientée vers l’Ouest. Nul doute que Béatrice pouvait y admirer les couchers de soleil, tard le soir en été.
    Là encore, mobilier et décorations sont particulièrement précieuses. Le tapis, du XVIIIe siècle, ovale lui aussi, provient de la célèbre manufacture d’Aubusson.
    Mais deux petits meubles intriguent. Que sont ces deux tout petits fauteuils bas ? Eh bien, ils étaient destinés à accueillir… le chien et la mangouste de Béatrice.
    Sur la commode à droite du lit, signée Nicolas Petit, on découvre le seul portrait de Béatrice, jeune.

    Le boudoir

    Le boudoir permettait à Béatrice de s’isoler. Elle écrivait sur le secrétaire ou Bonheur-du-jour, signé d’un des plus fameux ébénistes du XVIIIe siècle : Jean-Henri Riesener.
    Dans ce boudoir, Béatrice pouvait également recevoir ses amies proches.
    Les robes sont du XVIIIe siècle.

    La salle de bain

    La salle de bains de Béatrice est originale et, comme tout ici, raffinée.
    Son plafond est en forme de rotonde, habillée d’un treillage de lattes de châtaigniers dorés.
    Les murs sont ornés de boiseries peintes, du XVIIIe siècle. Elles dissimulent de petites pièces équipées de lavabo, coiffeuse et bidet.
    La baignoire a malheureusement disparu. Elle se tenait certainement au centre de la pièce et devait être particulièrement élégante.
    On découvre le nécessaire de toilette de Béatrice, qui adorait les voyages en paquebot. Son préféré était l’ Ile de France. D’où le surnom de la villa.

    Les autres pièces de la villa Ephrussi de Rothschild

    L’escalier Art Nouveau mène à l’étage où se trouvent, entre autres, la chambre Directoire, les salons et les porcelaines de Meissen.

    La chambre Directoire

    Le décor de la chambre Directoire, des peintures enchâssées dans des boiseries, présente des motifs appelés grotesques très appréciés sous le Directoire, entre 1795 et 1799.
    Enroulements floraux, motif central en suspension, animaux exotiques tels des ibis ou des singes. Ce type de décor était inspiré des décors antiques retrouvés en 1748 dans les fouilles de Pompéi. Ils ont exercé une influence majeure sur l’art de la seconde moitié du XVIIIe siècle.

    Le salon chinois

    Salon chinois de la Villa Ephrussi Rothschild à Saint Jean Cap FerratLe salon chinois est également typique du goût pour l’exotisme des siècles passés.
    On remarque dans ce salon une magnifique porte laquée, provenant du palais impérial de Pékin.
    Et en vitrine, ne négligez pas la collection de quartz roses et surtout, le très rare jade blanc.

    Le salon des tapisseries

    Vous devinez d’où vient le nom de cette pièce.
    De belles tapisseries, provenant de la Manufacture royale des Gobelins, sur des cartons de François Boucher.
    On y admire des scènes pastorales, mais aussi des scènes galantes, comme ce jeune couple sous le buste de Pan, dieu de la nature aux pattes de bouc.
    Le mobilier est signé des plus grands ébénistes français : René Dubois et Pierre Garnier.

    Les porcelaines de Meissen

    Le petit salon est un musée de la porcelaine. Et plus précisément de la porcelaine de Meissen.
    Créée en 1710, cette manufacture royale de porcelaine produit les première porcelaines fines, grâce au kaolin qu’on venait de découvrir en Saxe.

    Le salon des singes

    Voilà un salon entièrement dédié aux singes. Pas si étonnant. Pourquoi ?
    D’abord parce que l’animal était à la mode au XVIIIe siècle, par goût de l’exotisme encore une fois.
    D’ailleurs, Béatrice possédait deux singes.
    Ensuite, parce que la baronne, aimant le XVIIIe siècle, en appréciait l’impertinence et son côté délicatement licencieux.
    On retrouve donc une décoration entièrement consacrée aux singes, des boiseries aux collections de porcelaine.
    Et c’est là, dans ses miniatures que se trouve l’orchestre de singes en porcelaine de Meissen. Cet orchestre, composé de musiciens et chef d’orchestre fit scandale.
    On reconnut dans le chef d’orchestre au pantalon rose et aux crocs blancs, le ministre allemand von Brühl (1700-1763).

    Qui était Béatrice Ephrussi de Rothschild

    Béatrice de Rothschild est née en 1864, d’un père régent de la Banque de France et amateur d’art. Son mariage avec Maurice Ephrussi, banquier parisien, tourne mal. Les époux se séparent en 1904.
    Héritière de la fortune de son père décédé, elle achète un terrain sur lequel elle fera édifier sa maison, la célèbre villa.

    Informations pratiques de la villa Ephrussi de Rothschild

    Villa Ephrussi de Rotschild
    1 Avenue Ephrussi de Rothschild
    Saint-Jean-Cap-Ferrat

    Accès
    En bus : ligne 15, arrêt « Passable – Rothschild ». Ou ligne 607, arrêt « Pont Saint Jean » et environ 15 mn de marche jusqu’à la Villa.

    Ouvert tous les jours
    Du 1er février au 31 octobre : de 10h à 18h. En juillet et en août jusqu’à 19h.
    Du 6 novembre au 30 janvier : en semaine de 14h à 18h. Week-end et vacances scolaires de 10h à 18h.

    Site officiel